Il aura fallu près de treize ans pour y parvenir, mais le Parc national des Calanques est officiellement né. François Fillon a signé mercredi le décret de création du Parc national des Calanques
et y effectue un déplacement aujourd'hui. À la fois parc terrestre et
maritime, il est le premier parc national créé en métropole depuis 1979,
le premier parc périurbain d'Europe et le troisième au monde avec ceux
du Cap en Afrique du Sud et Sidney en Australie. Cette nouvelle
catégorie de parc, une sorte d'ovni pour les écologistes les plus
radicaux, a été rendue possible par la loi Giran du 14 avril 2006, qui a
sensiblement modifié les critères de classement et le mode de
gouvernance.
Connaître notre patrimoine naturel. Agir localement pour protéger notre environnement. Préserver la faune et la flore de nos contrées d'Europe. Lutter contre les espèces invasives et les différentes formes de pollutions. Respecter la nature. Gérer les déchets. Bien utiliser nos ressources naturelles. Sus aux gaspillages. Economiser l'énergie. Connaître les écosystèmes et protéger la biodiversité. Transmettre à nos enfants un environnement sain.
vendredi 20 avril 2012
samedi 14 avril 2012
Maldives : des vacances pour Claude Allègre
11 octobre, Paris. Le point commun
entre Noé et Mohamed Nasheed, c'est que l'un et l'autre ont été
prévenus que l'eau allait monter. La différence, c'est qu'un
archipel ne flotte pas. Mohamed Nasheed est en effet le président de
la République des Maldives, au large de l'Inde : 1199 îles
(émergeant à peine de l'océan), dont 202 seulement sont
habitables ; s'y entassent les 400 000 Maldiviens. Le président
Nasheed est à Paris pour 48 quarante-huit heures. Devant les
journalistes, il ironise en anglais : « un jour, à New
York, il verront de l'eau dans leur salon et ils se diront :
« Tiens, le changement climatique est une réalité. ». »
Car la mer monte ! C'est une chose dont les Maldiviens, quant à
eux, ne doutent plus. Le point culminant de leur territoire n'étant
qu'à trois mètres au-dessus des vagues, il a déjà fallu évacuer
les habitants de seize îles de l'archipel – et ça ne fait
qu'empirer : l'eau douce devient salée, les terres glissent
dans l'océan... Les Maldives seront sous l'eau (disent les
océanologues) dans les cent ans à venir. Ce serait une façon de
résoudre l'insoluble équation du pays : dette publique,
corruption, chômage et drogue ; mais le président Nasheed
aimerait mieux que ses îles et leurs cocotiers restent en surface,
car le tourisme aux Maldives rapporte un paquet. Alors comment
obtenir que le reste du monde prenne des mesures contre le changement
climatique ? Président moderne quoique attaché à la charia,
Mohamed Nasheed a choisi la stratégie des coups publicitaires pour
frapper les imaginations de la communauté internationale. En 2009,
par exemple, il s'est fait filmer présidant un Conseil des ministres
sous-marin (palmes aux pieds) dans les eaux turquoises de ce paradis
des plongeurs. Il a aussi fondé l'Aosis, Association des petits
Etats insulaires vulnérables à une future montée du niveau de la
mer.
Il a surtout fait construire une île
supplémentaire , en pompant du sable au fond de l'océan pour
l'entasser et y construire des tours-hôtels. Voilà une conception,
de l'écologie qui plairait à Claude Allègre ! Le grand
imprécateur devrait partir en vacances aux Maldives. Son passage en
douane ne lui posera pas de problèmes : les douaniers
maldiviens ne confisquent que les objets religieux non musulmans et
les revues érotiques.
Le spectacle du Monde n° 583
Emission consacrée au réchauffement climatique :
(durée du film : 1h48)
jeudi 5 avril 2012
Les envahisseurs ailés sont de retour
Les insectes exotiques profitent de déséquilibres écologiques créés par l'homme.
Le moustique tigre, vecteur de la dengue et du chikungunya, est arrivé chez nous en 2004
Ils sont de retour avec les beaux jours: moustique tigre, charançon rouge, frelon asiatique ou mineuse du marronnier sortent de leur torpeur hivernale pour s’attaquer les uns aux ruches, les autres aux palmiers ou aux marronniers. Mais ces insectes venus des quatre coins du monde ne sont pas mus par de mauvaises intentions: ils profitent des déséquilibres écologiques provoqués par l’homme.
«L’arrivée du moustique tigre sur le pourtour méditerranéen coïnciderait avec les phases de démoustication, explique Arnaud Horellou, expert entomologiste pour le Service du patrimoine naturel au Muséum national d'Histoire naturelle. En réduisant la densité de moustiques autochtones, on a créé une brèche écologique qui lui a permis de s’installer.» La présence d’arbres importés, comme le palmier, favorise aussi l’arrivée d’espèces exotiques: «En métropole, le charançon rouge ravage uniquement les palmiers, qui sont des plantes ornementales exotiques. Il n’a donc aucun impact sur les écosystèmes locaux», précise l’entomologiste. Même phénomène pour le marronnier, importé en Europe au XVIIe siècle pour orner les avenues des villes, qui restait isolé de son écosystème naturel jusqu’à ce que la mineuse le rattrape. «Le fait d’amener des espèces exogènes créé un déséquilibre et une nouvelle niche écologique dans laquelle les insectes peuvent s’installer», poursuit Arnaud Horellou.
mercredi 4 avril 2012
"Je ne crois pas au développement durable"
Matraquage médiatique + Business écolo + Idéologie EELV = Saturation écolo-durable.
Qui est contre l'écologie ? Personne, évidemment. Ce qui nous pousse à devenir écolo-réfractaire, c'est cette dictature de la bien-pensance, menée bien souvent par des gens qui vivent dans des grandes villes et qui n'ont que peu de proximité réelle avec le milieu naturel. Toutes ces leçons de morale édictées par la presse et la télévision nous poussent à devenir écolo-allergique. Sans compter tous ces profiteurs qui gravitent autour de l'écologie, du bio, du développement durable (le numéro des dossiers du Canard consacré à ce sujet est très instructif).
La dixième Semaine du développement durable se tient du 1er au 7 avril alors que s'est installé en France un véritable "écolo-scepticisme". Le phénomène est en progression. 45 % des 4 500 Français sondés en juin 2011 par l'Ipsos trouvent "qu'on en fait trop sur le réchauffement climatique". Cette proportion d'"écolo-sceptiques", estime Ipsos, n'était que d'un tiers en 2008. Le Monde.fr a invité ses lecteurs à réagir, à travers un appel à témoignages qui a recueilli de multiples réponses. Crise économique, ras-le-bol du marketing vert, critique de la société d'hyper-consommation... les raisons invoquées par les "écolo-résistants" sont très variées.
Qui est contre l'écologie ? Personne, évidemment. Ce qui nous pousse à devenir écolo-réfractaire, c'est cette dictature de la bien-pensance, menée bien souvent par des gens qui vivent dans des grandes villes et qui n'ont que peu de proximité réelle avec le milieu naturel. Toutes ces leçons de morale édictées par la presse et la télévision nous poussent à devenir écolo-allergique. Sans compter tous ces profiteurs qui gravitent autour de l'écologie, du bio, du développement durable (le numéro des dossiers du Canard consacré à ce sujet est très instructif).
La dixième Semaine du développement durable se tient du 1er au 7 avril alors que s'est installé en France un véritable "écolo-scepticisme". Le phénomène est en progression. 45 % des 4 500 Français sondés en juin 2011 par l'Ipsos trouvent "qu'on en fait trop sur le réchauffement climatique". Cette proportion d'"écolo-sceptiques", estime Ipsos, n'était que d'un tiers en 2008. Le Monde.fr a invité ses lecteurs à réagir, à travers un appel à témoignages qui a recueilli de multiples réponses. Crise économique, ras-le-bol du marketing vert, critique de la société d'hyper-consommation... les raisons invoquées par les "écolo-résistants" sont très variées.
vendredi 30 mars 2012
Le déclin des abeilles précipité par les pesticides
Salle temps pour nos abeilles. Non content de devoir faire face à une espèce invasive très agressive, le frelon asiatique, elles sont aussi confrontées à une dégradation de leur environnement causée par les pesticides.
jeudi 29 mars 2012
Rats, pigeons, ragondins : les nuisibles de la Ville rose
Des ragondins sur les berges de la Garonne, des rats qui traversent furtivement les rues, des étourneaux par milliers qui piaillent, voilà les animaux sauvages que peuvent croiser les Toulousains. Des animaux qui peuvent aussi être source de nuisances : les ragondins qui abîment les digues ou les étourneaux trop nombreux qui posent des problèmes d'hygiène et de dégradation. Mais attention, prévient Jean Ramière, chargé de mission à Nature Midi-Pyrénées : « Il faut prendre le mot « nuisible » avec des pincettes ». En effet, les animaux dits nuisibles sont listés au niveau départemental par un arrêté préfectoral. En Haute-Garonne, 11 espèces sont concernées (voir encadré). « Il y a une réévaluation annuelle de cette liste, nous faisons un bilan des prélèvements et des plaintes des particuliers ou des agriculteurs en milieu rural avant de se prononcer en commission. Le but de cette liste n'est pas la régulation des populations mais plutôt de pouvoir intervenir ponctuellement et d'éviter les proliférations localisées », explique Thierry Renaux, responsable de l'unité chasse et milieu naturel.
Les ragondins provoquent des dégâts considérables sur les berges des rivières
samedi 3 mars 2012
Le paysage français, grand oublié des politiques d'urbanisation
Comme souvent, ce soir-là, Nicolas Sarkozy n'a pas fait dans la demi-mesure. Lors de son intervention, retransmise simultanément sur dix chaînes de télévision, dimanche 29 janvier, le président de la République annonçait son intention d'augmenter de 30 % les droits à construire sur "tout terrain, toute maison, tout immeuble". "Cela va donner un travail formidable à toute l'industrie du bâtiment, expliquait-il. Deuxièmement, cela va augmenter considérablement le nombre de logements, donc cela fera pression sur les prix. Et enfin les prix de l'immobilier à l'achat, à la vente, et les prix à la location vont pouvoir baisser."
Inscription à :
Articles (Atom)





